{"id":12476,"date":"2025-11-03T05:31:52","date_gmt":"2025-11-03T02:31:52","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=12476"},"modified":"2025-11-03T05:57:07","modified_gmt":"2025-11-03T02:57:07","slug":"la-migration-africaine-aux-portes-des-iles-comores-analyse-historique-sociale-et-politique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/actualite\/la-migration-africaine-aux-portes-des-iles-comores-analyse-historique-sociale-et-politique\/","title":{"rendered":"La migration africaine aux portes des \u00celes Comores. Analyse historique, sociale et politique"},"content":{"rendered":"\n<p>par ISMAEL A. A. Bassur<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis plusieurs d\u00e9cennies, l\u2019archipel des Comores \u2014 situ\u00e9 \u00e0 la jonction strat\u00e9gique entre l\u2019Afrique de l\u2019Est, Madagascar et le monde arabe \u2014 devient non seulement un espace d\u2019\u00e9migration, mais aussi une terre d\u2019immigration comme le montre l\u2019arriv\u00e9e d\u2019une&nbsp; vague de migrants ces derniers mois sur les plages des Comores. Cette inversion du sens migratoire, marqu\u00e9e par l\u2019arriv\u00e9e croissante de ressortissants africains, principalement de Tanzanie, du Mozambique, du Burundi, de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo et de Madagascar, transforme en profondeur les dynamiques sociales et interroge les politiques de l\u2019Union des Comores. L\u2019analyse de ce ph\u00e9nom\u00e8ne requiert une approche historique, sociale et politique, afin de comprendre comment les circulations r\u00e9gionales, jadis structur\u00e9es par les \u00e9changes commerciaux et culturels de l\u2019oc\u00e9an Indien, red\u00e9finissent aujourd\u2019hui la question nationale comorienne.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Comores&nbsp;: Une histoire de migrations anciennes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bien avant l\u2019\u00e9poque coloniale, les Comores furent un point de rencontre entre marchands swahilis, arabes, africains et malgaches. Ces \u00e9changes ont fa\u00e7onn\u00e9 une identit\u00e9 culturelle m\u00e9tisse, fond\u00e9e sur la religion islamique, la langue swahilie et une \u00e9conomie de plantation orient\u00e9e vers l\u2019ext\u00e9rieur. Les migrations africaines vers les Comores ne sont donc pas nouvelles : elles prolongent une histoire de circulations r\u00e9gionales entre Zanzibar, Kilwa, Mahajanga, Nosy-Be et les c\u00f4tes comoriennes. Sous la colonisation fran\u00e7aise, la mobilit\u00e9 r\u00e9gionale s\u2019intensifie. Les travailleurs comoriens sont envoy\u00e9s vers Madagascar et les Mascareignes, tandis que desMalgaches, Mozambicains ou Tanzaniens circulent dans l\u2019archipel pour travailler dans les plantations d\u2019ylang-ylang ou de canne \u00e0 sucre. Cette p\u00e9riode institue une hi\u00e9rarchie coloniale des d\u00e9placements, o\u00f9 la migration est \u00e0 la fois un outil d\u2019exploitation et de contr\u00f4le des populations.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les nouveaux profils migratoires aux Comores<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1990, l\u2019archipel des Comores conna\u00eet une transformation notable de sa place dans les dynamiques migratoires r\u00e9gionales. Longtemps per\u00e7u comme un territoire d\u2019\u00e9migration, notamment vers Mayotte et la France m\u00e9tropolitaine (Daoud, 2013 ; Bassur, 2023), le pays devient progressivement un espace d\u2019accueil pour de nouveaux flux migratoires venus du continent africain et de l\u2019oc\u00e9an Indien. Cette inversion relative des mobilit\u00e9s illustre la recomposition des circulations humaines dans la r\u00e9gion, marqu\u00e9e par l\u2019intensification des \u00e9changes Sud-Sud et la r\u00e9gionalisation des trajectoires migratoires (Adepoju, 2006 ; Bertoncello &amp; Bredeloup, 2009).<\/p>\n\n\n\n<p>Ces nouveaux flux se distinguent par leur h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et par la diversit\u00e9 des logiques migratoires qui les sous-tendent. D\u2019une part, des migrants contraints \u2014 notamment Burundais et Congolais \u2014 ont rejoint les Comores \u00e0 la suite des crises politiques, ethniques ou militaires qui ont secou\u00e9 la r\u00e9gion des Grands Lacs \u00e0 partir des ann\u00e9es 1990. Leur pr\u00e9sence s\u2019explique par la recherche d\u2019un refuge temporaire dans un espace per\u00e7u comme s\u00fbr, politiquement neutre et culturellement accueillant. Comme le note Castles (2003), ces mobilit\u00e9s forc\u00e9es rel\u00e8vent souvent de \u00ab strat\u00e9gies de survie \u00bb qui recomposent les espaces d\u2019accueil, m\u00eame dans des pays traditionnellement d\u2019\u00e9migration. D\u2019autre part, des migrations \u00e0 caract\u00e8re \u00e9conomique et circulatoire concernent surtout des populations tanzaniennes et malgaches, attir\u00e9es par la proximit\u00e9 g\u00e9ographique, les affinit\u00e9s linguistiques (Swahili\/Shikomori) et la recherche d\u2019opportunit\u00e9s \u00e9conomiques. Ces migrants, parfois saisonniers, s\u2019int\u00e8grent progressivement dans le tissu \u00e9conomique informel comorien. Les Tanzaniens sont particuli\u00e8rement visibles dans les activit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la pratique de la terre, au commerce et les Malgaches participent au petit commerce urbain, au b\u00e2timent et aux services domestiques (Bassur, 2023).<\/p>\n\n\n\n<p>Les principales villes de l\u2019archipel \u2014 <strong>Moroni<\/strong> (Grande Comore), <strong>Mutsamudu<\/strong> et <strong>Domoni<\/strong> (Anjouan), <strong>Fomboni<\/strong> (Moh\u00e9li) \u2014 jouent un r\u00f4le central dans cette reconfiguration. Ces centres urbains deviennent des espaces de fixation et d\u2019interactions multiculturelles, dans lesquels se c\u00f4toient des logiques de survie, d\u2019investissement et d\u2019int\u00e9gration. Ces communaut\u00e9s \u00e9trang\u00e8res y d\u00e9veloppent des formes de micro-entrepreneuriat transnational et contribuent \u00e0 la redynamisation des \u00e9conomies urbaines locales, m\u00eame si leur pr\u00e9sence alimente parfois des tensions sociales li\u00e9es \u00e0 la concurrence sur les march\u00e9s du travail informel et aux repr\u00e9sentations ambivalentes de l\u2019\u00ab \u00e9tranger africain \u00bb (Bredeloup, 2012).<\/p>\n\n\n\n<p>Cette nouvelle configuration migratoire r\u00e9v\u00e8le une mutation silencieuse du r\u00f4le g\u00e9ographique et symbolique des Comores dans la r\u00e9gion. L\u2019archipel n\u2019est plus seulement un espace d\u2019\u00e9migration et de transit vers la France, mais devient \u00e9galement un territoire d\u2019accueil et de circulation, au c\u0153ur des mobilit\u00e9s r\u00e9gionales de l\u2019Afrique de l\u2019Est et du Sud-Ouest de l\u2019oc\u00e9an Indien. Comme le souligne Bakewell (2009), ces recompositions invitent \u00e0 repenser la notion m\u00eame de \u00ab p\u00e9riph\u00e9rie migratoire \u00bb, en consid\u00e9rant les petits \u00c9tats insulaires comme des acteurs \u00e0 part enti\u00e8re des dynamiques migratoires africaines.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vers une politique migratoire comorienne int\u00e9gr\u00e9e : enjeux, contraintes et perspectives<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9volution r\u00e9cente des flux migratoires place les Comores au c\u0153ur d\u2019un paradoxe : pays d\u2019\u00e9migration massive tout en devenant territoire d\u2019accueil (plus de 200 personnes en 2025<strong>)<\/strong> pour diverses populations africaines. Cette situation, \u00e0 la fois complexe et r\u00e9v\u00e9latrice des recompositions r\u00e9gionales, souligne l\u2019urgence de concevoir une politique migratoire nationale coh\u00e9rente, capable de r\u00e9pondre \u00e0 la double exigence de protection des citoyens comoriens \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et d\u2019int\u00e9gration des \u00e9trangers \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Une telle situation oblige l\u2019Etat comorien \u00e0 mettre en place une politique migratoire nationale pour r\u00e9pondre d\u2019abord \u00e0 un enjeu de souverainet\u00e9. Car, l\u2019absence de cadre juridique clair sur la migration rend l\u2019\u00c9tat comorien vuln\u00e9rable, notamment face aux reconduites \u00e0 la fronti\u00e8re massives de ses ressortissants depuis Mayotte. Chaque ann\u00e9e, plus de 20 000 Comoriens sont expuls\u00e9s de Mayotte (HCR, 2022).&nbsp; Alors que depuis 1975, Moroni et toutes les r\u00e9solutions des Nations-Unies, la consid\u00e8rent comme une partie int\u00e9grante de l\u2019archipel des Comores. Cette contradiction illustre la faiblesse des instruments diplomatiques et juridiques du pays en mati\u00e8re de d\u00e9fense des droits de ses citoyens.<\/p>\n\n\n\n<p>En parall\u00e8le, la pr\u00e9sence croissante de migrants \u00e9trangers sur le sol comorien soul\u00e8ve des enjeux de gestion interne : statut l\u00e9gal, acc\u00e8s aux services de base, insertion \u00e9conomique et coexistence culturelle. L\u2019absence de politique migratoire entra\u00eene une gestion au cas par cas, souvent r\u00e9active, reposant davantage sur la tol\u00e9rance sociale et les r\u00e9seaux communautaires que sur des dispositifs institutionnels. Or, \u00ab&nbsp;la migration devient un facteur de d\u00e9veloppement durable lorsqu\u2019elle est accompagn\u00e9e par des politiques nationales inclusives et pr\u00e9voyantes&nbsp;\u00bb (Zlotnik, 2011).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Contraintes structurelles et institutionnelles<\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9laboration d\u2019une v\u00e9ritable politique migratoire comorienne se heurte \u00e0 un ensemble de contraintes structurelles et politiques. D\u2019abord, la faiblesse institutionnelle de l\u2019\u00c9tat, en particulier au sein des administrations d\u00e9concentr\u00e9es, limite consid\u00e9rablement la capacit\u00e9 du pays \u00e0 collecter, analyser et g\u00e9rer de mani\u00e8re syst\u00e9matique les donn\u00e9es relatives aux migrations. Cette carence administrative emp\u00eache la mise en place d\u2019un dispositif fiable de suivi et de r\u00e9gulation des flux migratoires. Ensuite, l\u2019absence d\u2019un cadre l\u00e9gislatif actualis\u00e9 constitue un frein majeur : les textes encore en vigueur, souvent h\u00e9rit\u00e9s de la p\u00e9riode postcoloniale, apparaissent inadapt\u00e9s aux nouvelles r\u00e9alit\u00e9s des mobilit\u00e9s r\u00e9gionales et internationales. Par ailleurs, la d\u00e9pendance \u00e9conomique du pays vis-\u00e0-vis des transferts de sa diaspora influence la position diplomatique de Moroni, qui adopte une attitude prudente \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la France \u2014 principal pays d\u2019accueil des Comoriens \u2014 afin de pr\u00e9server ces flux financiers essentiels \u00e0 l\u2019\u00e9conomie nationale. Enfin, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 g\u00e9ographique de l\u2019archipel, marqu\u00e9e par la porosit\u00e9 de ses fronti\u00e8res maritimes et la multiplicit\u00e9 des points d\u2019entr\u00e9e informels, complique la mise en \u0153uvre de tout contr\u00f4le efficace des migrations, qu\u2019il s\u2019agisse des entr\u00e9es, des sorties ou des reconduites \u00e0 la fronti\u00e8re. Ces contraintes appellent une r\u00e9forme en profondeur, articulant les niveaux <strong>national, r\u00e9gional et international<\/strong>de la gouvernance migratoire.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00a0<strong>Perspectives et pistes d\u2019action<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Un cadre juridique et institutionnel modernis\u00e9 am\u00e8nerait \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un Observatoire national des migrations permettant de centraliser les donn\u00e9es sur les mouvements de population, les reconduites depuis Mayotte, et les installations d\u2019\u00e9trangers aux Comores. Ce dispositif, rattach\u00e9 au minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur ou des Affaires \u00e9trang\u00e8res, faciliterait la planification et le suivi des politiques publiques. Par ailleurs, l\u2019adoption d\u2019une <strong>loi-<\/strong>cadre sur les migrations et l\u2019asile, conforme aux standards de l\u2019Union africaine (UA, 2018), constituerait un jalon essentiel. Il s\u2019agirait justement de favoriser la cohabitation interculturelle \u00e0 travers des programmes de formation, de m\u00e9diation communautaire et de r\u00e9gularisation cibl\u00e9e des travailleurs \u00e9trangers. Ces mesures doivent s\u2019appuyer sur les collectivit\u00e9s locales et les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile, d\u00e9j\u00e0 impliqu\u00e9es dans la gestion des quartiers populaires o\u00f9 r\u00e9sident de nombreux migrants (Bassur, 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, la question migratoire ne peut \u00eatre dissoci\u00e9e du dossier de Mayotte, qui cristallise les tensions entre la France et les Comores. Dans cette optique, le pays devrait renforcer la concertation r\u00e9gionale au sein des organisations comme la Commission de l\u2019oc\u00e9an Indien (COI), afin de promouvoir une approche partag\u00e9e des mobilit\u00e9s humaines dans l\u2019espace swahili et insulaire. Cette coop\u00e9ration pourrait inclure la gestion conjointe des fronti\u00e8res maritimes, des programmes de formation pour les garde-c\u00f4tes, et des m\u00e9canismes de retour dignes et concert\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Grosso modo, les Comores se trouvent aujourd\u2019hui \u00e0 un tournant strat\u00e9gique. L\u2019absence de politique migratoire structur\u00e9e fragilise \u00e0 la fois la protection des citoyens comoriens et la gestion des flux \u00e9trangers. Concevoir une gouvernance migratoire moderne, articul\u00e9e \u00e0 la fois \u00e0 la souverainet\u00e9 nationale, \u00e0 lacoh\u00e9sion sociale et aud\u00e9veloppement local, appara\u00eet comme une priorit\u00e9. Comme le r\u00e9sume Bakewell (2009), \u00ab la migration n\u2019est pas un probl\u00e8me \u00e0 r\u00e9soudre mais une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 gouverner \u00bb. Pour les Comores, cette gouvernance passera par la reconnaissance du r\u00f4le croissant du pays dans les mobilit\u00e9s r\u00e9gionales et par la construction d\u2019un cadre institutionnel capable de transformer ces circulations en opportunit\u00e9 pour le d\u00e9veloppement plut\u00f4t qu\u2019en source de tension ou de marginalisation.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><\/h3>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">&nbsp;<\/h3>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques compl\u00e9mentaires<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>Adepoju,<\/strong> A. (2006). <em>Leading Issues in International Migration in Sub-Saharan Africa<\/em>. African Migration Research, Trenton: Africa World Press.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bakewell<\/strong>, O. (2009). \u201cSouth\u2013South Migration and Human Development: Reflections on African Experiences.\u201d <em>UNDP Human Development Research Paper Series<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bertoncello,<\/strong> B. &amp; Bredeloup, S. (2009). <em>Les nouvelles figures de la mobilit\u00e9 africaine<\/em>. Paris : Karthala.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bredeloup,<\/strong> S. (2012). \u201cLa figure de l\u2019\u00e9tranger africain dans les villes du Sud.\u201d <em>Autrepart<\/em>, 62(2), 37\u201354.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Castles,<\/strong> S. (2003). \u201cTowards a Sociology of Forced Migration and Social Transformation.\u201d <em>Sociology<\/em>, 37(1), 13\u201334.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Daoud<\/strong>, Z. (2013). <em>Migrations comoriennes et recompositions sociales \u00e0 Moroni<\/em>. M\u00e9moire de Master, Universit\u00e9 de Mayotte.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gonidec<\/strong>, P.-F. (2010). <em>La question mahoraise : souverainet\u00e9 et identit\u00e9 dans l\u2019oc\u00e9an Indien<\/em>. Paris : L\u2019Harmattan.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>HCR<\/strong> (2022). <em>Rapport r\u00e9gional sur les mouvements forc\u00e9s dans l\u2019oc\u00e9an Indien<\/em>. Gen\u00e8ve : UNHCR.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ismael<\/strong>, A. A. B. (2023). <em>D\u00e9centralisation, territorialisation et d\u00e9veloppement agricole : \u00e9tude de l\u2019espace rural \u00e0 la Grande Comore<\/em>. Th\u00e8se de doctorat, Universit\u00e9 de Poitiers.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Union Africaine<\/strong> (UA) (2018). <em>Cadre de politique migratoire pour l\u2019Afrique<\/em>. Addis-Abeba.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Zlotnik,<\/strong> H. (2011). \u201cThe Global Dimensions of Migration Governance.\u201d <em>International Migration Review<\/em>, 45(1), 3\u201336.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par ISMAEL A. A. 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