{"id":12196,"date":"2025-08-11T06:18:45","date_gmt":"2025-08-11T03:18:45","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=12196"},"modified":"2025-08-11T20:37:27","modified_gmt":"2025-08-11T17:37:27","slug":"dun-3-aout-a-un-autre-que-reste-t-il-des-reves-du-mongozi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/opinion\/dun-3-aout-a-un-autre-que-reste-t-il-des-reves-du-mongozi\/","title":{"rendered":"D&#8217;un 3 ao\u00fbt \u00e0 un autre. Que reste-t-il des r\u00eaves du Mongozi\u00a0?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Cinquante ans apr\u00e8s, la r\u00e9volution qui avait d\u00e9but\u00e9 le 3 ao\u00fbt 1975 apparait comme un acte exceptionnel, malgr\u00e9 les exactions.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Par Abdillah Mohamed<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">Indubitablement on se rend compte que le temps passe vite, en se souvenant d&#8217;un \u00e9v\u00e8nement exceptionnel et lointain. En effet, jour pour jour, il y a cinquante ans quand le premier coup d&#8217;\u00c9tat a eu lieu dans notre archipel en moins d&#8217;un mois apr\u00e8s la proclamation majestueuse de notre ind\u00e9pendance. Sous les acclamations d&#8217;un peuple lib\u00e9r\u00e9 d&#8217;une domination servile d&#8217;une puissance pas comme les autres. Par ses m\u00e9thodes, ses lois voire sa fa\u00e7on de gouverner un peuple diff\u00e9rent, tout opposait la France et les Comores.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, par les atermoiements des autorit\u00e9s fran\u00e7aises voulant compliquer l&#8217;accession de l&#8217;archipel \u00e0 la souverainet\u00e9 internationale, la proclamation unilat\u00e9rale a \u00e9t\u00e9 suivie brusquement par un coup d&#8217;\u00c9tat perp\u00e9tr\u00e9, un dimanche apr\u00e8s-midi, par un groupe dirig\u00e9 par un certain Ali Soilihi, qui allait incarner le mouvement.<\/p>\n\n\n\n<p>Par la suite, tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. Il s&#8217;ensuit une r\u00e9volution surtout \u00e0 partir de janvier 1976. Une remise en cause de l&#8217;ordre ancien par le r\u00e9gime \u00ab&nbsp;putschiste&nbsp;\u00bb devenu \u00ab&nbsp;r\u00e9volutionnaire&nbsp;\u00bb. \u00c0 la t\u00eate du nouvel \u00c9tat, le Mongozi ou le guide, le maitre spirituel sur lequel reposent les id\u00e9es et les nouvelles orientations du pouvoir touchant tous les domaines.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00c0 l&#8217;\u0153uvre, le r\u00e9gime \u00ab&nbsp;populaire&nbsp;\u00bb passe par les actes&nbsp;: tra\u00e7ages de nouvelles routes, surtout dans la capitale, construction diss\u00e9min\u00e9e de b\u00e2timents administratifs dont la majorit\u00e9 sera transform\u00e9e en coll\u00e8ges d&#8217;enseignement apr\u00e8s la chute du r\u00e9gime soilihiste, valorisation du travail manuel par la mise \u00e0 l\u2019honneur de l&#8217;agriculture (r\u00e9forme agraire), de la p\u00eache, de l&#8217;artisanat, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Un plan quinquennal a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 malgr\u00e9 le manque de cadres appropri\u00e9s, d\u00e9ficit compens\u00e9 par la responsabilisation de jeunes, inexp\u00e9riment\u00e9s pour la plupart, ce qui a inspir\u00e9 le titre du roman \u00ab&nbsp;La R\u00e9publique des imberbes&nbsp;\u00bb de l\u2019\u00e9crivain Mohamed Toihiri.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9volution s\u2019est aussi caract\u00e9ris\u00e9e par le rejet total du pouvoir des charlatans et des sorciers de mauvais augure, de l&#8217;influence de la notabilit\u00e9 conservatrice et orthodoxe, consid\u00e9r\u00e9s comme des obstacles pour la marche vers le d\u00e9veloppement. Malheureusement, le \u00ab r\u00eave\u00a0\u00bb a pris brutalement fin le 13 mai 1978.<\/p>\n\n\n\n<p>Des d\u00e9cennies plus tard, qu&#8217;est-ce qui reste de la \u00ab&nbsp;r\u00e9volution de Mongozi&nbsp;\u00bb ?<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 en croire les nostalgiques, du temps de Mongozi, la vie \u00e9tait abordable. Il y avait une transparence dans la gestion des affaires \u00e9tatiques gr\u00e2ce aux informations surtout l&#8217;\u00e9mission 24 heures dans les r\u00e9gions. La tranquillit\u00e9 r\u00e9gnait dans les foyers surtout apr\u00e8s l&#8217;ex\u00e9cution publique de l&#8217;assassin Sule Bwana Mramgu. Malgr\u00e9 les exc\u00e8s de certains miliciens insolents et du commando Moissi avec ses citernes en guise de ge\u00f4les, on pouvait constater une certaine \u00e9volution gr\u00e2ce aux travaux communautaires, pour l\u2019int\u00e9r\u00eat de tous, ou \u00e0 l&#8217;alphab\u00e9tisation massive en direction des adultes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses d\u00e9tracteurs qualifiaient le r\u00e9gime d\u2019arbitraire, voire de \u00ab fasciste \u00bb pour ceux qui ne comprenaient pas grand-chose ou qui ne voulaient nullement suivre ces transformations au niveau de l&#8217;archipel. Tout cela est d\u00e9sormais dans les m\u00e9moires des \u00ab&nbsp;seventies&nbsp;\u00bb, eux qui ont v\u00e9cu cette p\u00e9riode, unique et exceptionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un demi-si\u00e8cle plus tard, changement de cap et de monde avec tout ce que l&#8217;on peut imaginer en bien ou en mal. Aujourd\u2019hui, on vit avec tant de choses n\u00e9gatives, l\u2019ins\u00e9curit\u00e9, les assassinats en tous genres, qui restent impunis. La vie ch\u00e8re est devenue trop et l\u2019espoir est suspendu pour beaucoup.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cinquante ans apr\u00e8s, la r\u00e9volution qui avait d\u00e9but\u00e9 le 3 ao\u00fbt 1975 apparait comme un acte exceptionnel, malgr\u00e9 les exactions. Par Abdillah Mohamed Indubitablement on se rend compte que le temps passe vite, en se souvenant d&#8217;un \u00e9v\u00e8nement exceptionnel et lointain. En effet, jour pour jour, il y a cinquante ans quand le premier coup [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":12123,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[53],"tags":[526,158,525,97],"class_list":["post-12196","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-opinion","tag-ali-soilihi","tag-comores","tag-edition-544","tag-trending"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/12196","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/comments?post=12196"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/12196\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12211,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/12196\/revisions\/12211"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media\/12123"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media?parent=12196"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/categories?post=12196"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/tags?post=12196"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}