{"id":11503,"date":"2025-02-10T21:02:02","date_gmt":"2025-02-10T18:02:02","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=11503"},"modified":"2025-02-10T21:02:06","modified_gmt":"2025-02-10T18:02:06","slug":"temoignage-ahmed-djabir-boina-mbafoumou-1943-2023-un-discret-refractaire-du-anda","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/culture\/temoignage-ahmed-djabir-boina-mbafoumou-1943-2023-un-discret-refractaire-du-anda\/","title":{"rendered":"T\u00e9moignage. Ahmed Djabir Boina Mbafoumou (1943-2023), un discret r\u00e9fractaire du Anda"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Deux ans apr\u00e8s la disparition d\u2019Ahmed Djabir Mbafoumou, survenue le 15 f\u00e9vrier 2023 \u00e0 Marseille arrive le moment d\u2019honorer cet intellectuel pionnier et grand commis de l\u2019\u00c9tat comorien.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Ahmed Djabir Boina Mbafoumou \u00e9tait le premier \u00e0 s\u2019int\u00e9resser et \u00e0 probl\u00e9matiser la question de ce que nous appelons commun\u00e9ment aujourd\u2019hui le grand mariage dans un article intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;R\u00e9flexions sur le Ndola N\u2019kou ou Grand mariage comorien&nbsp;\u00bbpubli\u00e9 en 1968 dans la revue \u00ab&nbsp;Tiers-Monde&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les auteurs de ce texte sont Jean Claude Rouveyran, ing\u00e9nieur agronome, ancien chef des services des sciences agro-sociales de l\u2019\u00c9cole nationale sup\u00e9rieure agronomique de l\u2019Universit\u00e9 de Madagascar, Docteur \u00e8s lettres, Docteur \u00e8s sciences \u00e9conomiques, enseignant \u00e0 l\u2019IEP et \u00e0&nbsp; l\u2019Universit\u00e9 de Montpellier et Ahmed Djabir, natif de Mitsamihuli, plus tard ing\u00e9nieur agronome et ambassadeur des Comores \u00e0 Washington apr\u00e8s avoir exerc\u00e9 de hautes fonctions de Directeur \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 pour le D\u00e9veloppement \u00e9conomique des Comores (SODEC) et au minist\u00e8re&nbsp; de l\u2019Agriculture de l\u2019autonomie interne \u00e0 la fin de la d\u00e9cennie 1990.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la petite histoire, l\u2019\u00e9l\u00e8ve et le maitre nous ont quitt\u00e9s la m\u00eame ann\u00e9e, les 15 f\u00e9vrier pour Djabir et le 8 avril 2023 pour Rouveyran d\u00e9c\u00e9d\u00e9 au sud de la France \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 91 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le num\u00e9ro th\u00e9matique de la revue \u00ab&nbsp;Tiers Monde \u00bb consacr\u00e9 \u00e0 \u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9conomie ostentatoire. \u00c9tudes sur l\u2019\u00e9conomie du prestige et du don&nbsp;\u00bb que j\u2019ai relu attentivement et avec le recul indispensable, les deux contributeurs exposent avec clart\u00e9 et d\u2019embl\u00e9e la probl\u00e9matique du regard de l\u2019Occidental sur les traditions des pays en d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors des longs entretiens pendant mes s\u00e9jours en vacances \u00e0 Mitsamihuli dans sa r\u00e9sidence sise \u00e0 Maloudja, nos conversations portaient sur une vari\u00e9t\u00e9 de sujets&nbsp;: la g\u00e9n\u00e9alogie familiale, la politique et l\u2019engagement, la vie sociale et intellectuelle dans notre ville, son parcours et sa riche exp\u00e9rience de grand commis de l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais particuli\u00e8rement \u00e9bloui par sa perspicacit\u00e9, sa capacit\u00e9 d\u2019analyse et son ouverture d\u2019esprit. Il \u00e9tait un \u00ab intellectuel et un cadre \u00e0 part&nbsp;\u00bb pour ne pas dire marginal parmi sa g\u00e9n\u00e9ration et ses pairs de Mitsamihuli connus sous le sobriquet de \u00ab&nbsp;Pour le moment&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand je lui ai demand\u00e9 de me parler de l\u2019article qui nous pr\u00e9occupe ici, j\u2019ai d\u00e9couvert un homme d\u2019une modestie excessive. Un homme talentueux, agile d\u2019esprit et capable de redire en langue vernaculaire quasiment mot pour mot la th\u00e8se qu\u2019ils avaient \u00e9tay\u00e9e dans l\u2019\u00e9tude qu\u2019il n\u2019avait pas relue depuis plus d\u2019une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Ex abrupto, Djabir s\u2019est mis \u00e0 critiquer la vision erron\u00e9e de l\u2019Occidental et du colonisateur fran\u00e7ais en particulier sur nos us et coutumes de l\u2019\u00e9poque avec sa verve et sa causticit\u00e9 habituelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a repris la th\u00e8se introduite dans la probl\u00e9matique de leur \u00e9tude qui \u00e9nonce que \u00ab&nbsp;Les traditions des pays en d\u00e9veloppement sont fr\u00e9quemment critiqu\u00e9es, notamment de la part d\u2019\u00e9trangers qui portent des jugements h\u00e2tifs, appuy\u00e9s sur le syst\u00e8me de valeurs dont ils sont impr\u00e9gn\u00e9s et qui ne correspond pas \u00e0 celui des cultures dont ils parlent\u2026&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux auteurs ont abouti \u00e0 la conclusion selon laquelle \u00ab&nbsp;les traditions&nbsp;devaient \u00ab&nbsp;\u00eatre plac\u00e9es dans leur contexte culturel, social, \u00e9conomique\u2026 et les hi\u00e9rarchies de valeurs doivent \u00eatre recherch\u00e9es en fonction de ces donn\u00e9es&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cinq d\u00e9cennies plus tard, le coauteur de cette th\u00e8se consid\u00e9rait que les contempteurs et les laudateurs version 2.0 du \u00ab&nbsp;Anda na Mila&nbsp;\u00bb qui s\u2019\u00e9charpent ces derni\u00e8res ann\u00e9es sur ce sujet reproduisent \u00e0 l\u2019envers les m\u00eames erreurs d\u2019appr\u00e9ciation et d\u2019analyse sur cette institution de la soci\u00e9t\u00e9 comorienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019agronome me disait qu\u2019il pr\u00e9f\u00e9rait laisser aux anthropologues et aux sociohistoriens le soin d\u2019\u00e9tudier le sujet en question. Puis il s\u2019est mis \u00e0 me raconter les \u00e9changes et les discussions pr\u00e9liminaires qu\u2019il a eus avec son maitre dans le cadre de la pr\u00e9paration m\u00e9thodologique du questionnaire de l\u2019enqu\u00eate qui avait servi \u00e0 la r\u00e9daction de cette \u00e9tude.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait, m\u2019a-t-il dit, pendant l\u2019ann\u00e9e universitaire 1965-1966. M\u00eame si l\u2019article est sign\u00e9 et dat\u00e9 de septembre 1967 et publi\u00e9 en 1968.<a> Cette <\/a>\u00e9tude s\u2019appuyait sur une enqu\u00eate qu\u2019il avait r\u00e9alis\u00e9e dans sa localit\u00e9 de Mitsamihuli Mdjini. Il s\u2019\u00e9tait \u00e9galement inspir\u00e9 de ses connaissances et de son v\u00e9cu de jeune intellectuel issu d\u2019un milieu social qui lui permettait d\u2019\u00eatre coutumier du \u00ab&nbsp;Anda na Mila&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque je l\u2019ai questionn\u00e9 sur la concomitance de la publication de cet article et la mise en cause des d\u00e9penses ostentatoires du&nbsp;Ndola Nkuwu par le pr\u00e9sident Sa\u00efd Mohamed Cheikh qui voulait les r\u00e9former \u00e0 Mitsamiouli en 1967<sup>e<\/sup>, sa r\u00e9ponse fut d\u2019abord lapidaire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s vite, il s\u2019est repris en me rappelant qu\u2019ils \u00e9taient les premiers (Rouyveran et lui) \u00e0 d\u00e9celer et \u00e0 mettre en exergue les mouvements d\u2019humeur et de contestation qui agitaient la jeunesse instruite dans certains villages au sujet du grand mariage.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette th\u00e9matique est effectivement \u00e9voqu\u00e9e dans \u00ab&nbsp;l\u2019Appendice&nbsp;\u00bb et titr\u00e9e \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9volution des id\u00e9es concernant le grand mariage&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour illustrer son propos, Djabir m\u2019expliqua moult d\u00e9tails \u00e0 l\u2019appui que dans sa ville natale et d\u2019autres localit\u00e9s de Ngazidja deux tendances s\u2019\u00e9taient affront\u00e9es rudement pendant la seconde moiti\u00e9 de la d\u00e9cennie 1960 sur la question des d\u00e9penses ostentatoires du Ndola Nkuwu et de leur utilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce d\u00e9bat soci\u00e9tal opposait les partisans d\u2019une \u00e9volution r\u00e9formatrice du Anda \u00ab&nbsp;Amini\u2013ceux de droite&nbsp;\u00bb \u00e0 ceux de gauche \u00ab&nbsp;Shimali&nbsp;\u00bb qui r\u00e9unissaient les traditionalistes favorables \u00e0 la perp\u00e9tuation de l\u2019institution du grand mariage.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cours \u00e9tait pour moi magistral et inoubliable.&nbsp; Djabir avait retrouv\u00e9 son ton professoral. Lui qui avait exerc\u00e9 bri\u00e8vement le m\u00e9tier d\u2019instituteur \u00e0 Ouellah Ya Mitsamihuli et de professeur de coll\u00e8ge lorsque son confr\u00e8re et ain\u00e9 Ali Soilihi l\u2019a cong\u00e9di\u00e9 et demand\u00e9 d\u2019aller enseigner en 1976 la technologie au coll\u00e8ge de Mitsamihuli au lieu d\u2019exercer son passionnant m\u00e9tier d\u2019ing\u00e9nieur agronome. Un petit clin d\u2019\u0153il critique sur le Mongozi.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9prouvait de la fiert\u00e9 pour sa contribution modeste \u00e0 l\u2019\u00e9tude et \u00e0 l\u2019analyse du ph\u00e9nom\u00e8ne social du grand mariage et celles des structures \u00e9conomiques, sociales et psychologiques des Comores du milieu du XXe si\u00e8cle avec son professeur Rouveyran.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est lui qui aurait fourni la mine de donn\u00e9es chiffr\u00e9es et d\u2019informations utiles et \u00e9clairantes sur la pratique de ces us et coutumes \u00e0 Mitsamihuli.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la premi\u00e8re partie de leur \u00e9tude, les principales \u00e9tapes de la vie coutumi\u00e8re \u00e0 la Grande-Comore intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;le cycle de la vie \u00bb ont \u00e9t\u00e9 largement abord\u00e9es. Il s\u2019agit de la naissance, la jeunesse, les deux types de mariages (Mna daho et daho kuwu), le p\u00e8lerinage \u00e0 la Mecque, la mort, la place et le r\u00f4le central du Moilimou.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00ab&nbsp;fonctions du grand mariage&nbsp;\u00bb analys\u00e9es dans la seconde partie de l\u2019article semblaient retenir toute son attention 52 ans apr\u00e8s en raison de sa pertinence et de sa contemporan\u00e9it\u00e9, m\u2019affirmait-il.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque je lui ai fait observer son mutisme pendant la querelle qui fracturait la ville de Mitsamihuli, opposant les partisans du Katiba et des antikatiba au d\u00e9but du XXI si\u00e8cle, \u00ab&nbsp;l\u2019homme complet&nbsp;\u00bb ou Mru mzima qui \u00e9pousa Suzanne Rivi\u00e8re, m\u00e9tisse au sang m\u00eal\u00e9 et aux origines indiennes, fran\u00e7aise et comorienne d\u00e9plorait avec amertume que sa g\u00e9n\u00e9ration et les jeunes cadres et intellectuels n\u2019aient pas d\u00e9battu sereinement et avec lucidit\u00e9 sur le sujet.<\/p>\n\n\n\n<p>Il pointa du doigt l\u2019absence d\u2019analyse et de r\u00e9flexion des promoteurs du projet de r\u00e9forme et leur m\u00e9connaissance absolue des changements significatifs introduits par Sa\u00efd Mohamed Cheikh au cr\u00e9puscule de sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour lui \u00ab&nbsp;les enseignements de cette p\u00e9riode et de l\u2019\u0153uvre r\u00e9formatrice en la mati\u00e8re du pr\u00e9sident Cheikh \u00e0 Mitsamiouli n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 suffisamment tir\u00e9s par ses condisciples ou&nbsp;le \u00ab&nbsp;Beya lahahe&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9forme initi\u00e9e dans sa ville r\u00e9v\u00e9lait selon lui \u00ab&nbsp;une guerre de clans et d\u2019\u00e9gos surdimensionn\u00e9s&nbsp;d\u2019une notabilit\u00e9 de second rang en qu\u00eate de leadership dans la gestion de la vie communautaire&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Son jugement sur \u00ab&nbsp;la grande notabilit\u00e9 contemporaine&nbsp;yah\u00e9 Ngazidja \u00bb en g\u00e9n\u00e9ral \u00e9tait s\u00e9v\u00e8re.&nbsp; \u00ab&nbsp;Mila yifu, ngapvo mifaniso ya Anda \u00bb. Autrement dit, insistait-il dans la langue de Jean Baptiste Poquelin (Moli\u00e8re) \u00ab&nbsp;nos us et coutumes du grand mariage ont disparu, il ne reste qu\u2019un simulacre pour ne pas dire des faux semblants de grand mariage&nbsp;\u00bb. Est-ce la raison pour laquelle l\u2019auteur avec son maitre Rouveyran de la th\u00e8se du grand mariage \u00ab&nbsp;objet de comp\u00e9tition sociale et de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique et psychosociologique&nbsp;\u00bb avait choisi de s\u2019\u00e9loigner de ce milieu social en brillant par sa discr\u00e9tion et sa marginalit\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019avais pas besoin de connaitre sa r\u00e9ponse. Car pendant plus d\u2019une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, le coauteur du Ndola Nkuwu avait partiellement renonc\u00e9 aux droits, aux avantages et au prestige que lui conf\u00e9rait l\u2019accomplissement du grand mariage, notamment le port abusif du Mharouma et de toutes les tenues classiques d\u2019apparat, de prise de parole devant les assembl\u00e9es villageoises, \u00e0 tr\u00f4ner dans les madjlis, \u00e0 la mosqu\u00e9e du vendredi et empocher l\u2019argent des enveloppes des sanctions \u00ab&nbsp;maou&nbsp;\u00bb et divers autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Mitsamihuli le connaissait pour sa passion du jeu de soci\u00e9t\u00e9 \u00ab mraha&nbsp;\u00bb auquel il s\u2019adonnait des heures et des heures sur la place Mhandadjou. Mais le grand fumeur de pipe avait trouv\u00e9 au soir de sa vie en la g\u00e9n\u00e9alogie un autre centre d\u2019int\u00e9r\u00eat et un sujet de pr\u00e9dilection qu\u2019il souhaitait partager avec moi.<\/p>\n\n\n\n<p>Il m\u2019avait vivement conseill\u00e9 et encourag\u00e9 \u00e0 travailler \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un arbre g\u00e9n\u00e9alogique et \u00e0 l\u2019\u00e9criture de l\u2019histoire du clan familial d\u00e9nomm\u00e9 \u00ab&nbsp;Ignamwamboudja&nbsp;\u00bb pour la transmettre aux g\u00e9n\u00e9rations futures.<\/p>\n\n\n\n<p>Un travail qui a n\u00e9cessit\u00e9 cinq ann\u00e9es de recherche auquel il avait grandement contribu\u00e9 et que j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 avec la collaboration de ma fille cadette Fatna.<\/p>\n\n\n\n<p>Il en \u00e9tait le pilier et un des artisans qui nous ont permis de cr\u00e9er cet arbre g\u00e9n\u00e9alogique et l\u2019organisation du \u00ab&nbsp;premier Meeting international du \u00ab&nbsp;Mba&nbsp;Ya Mzade na Mbahoua Mbechezi&nbsp;\u00bb nos a\u00efeules.<\/p>\n\n\n\n<p>Une Cousinade qui avait r\u00e9uni \u00e0 \u00c9pinay-sur-Seine en banlieue parisienne les 19 et 20 avril 2019 des repr\u00e9sentants de nos familles \u00e9parpill\u00e9es dans les quatre coins du monde, France, Grand Bretagne, Danemark, Su\u00e8de, Canada, Oman, les \u00c9mirats arabes unis, Comores et Zanzibar o\u00f9 fut pr\u00e9sent\u00e9 en fran\u00e7ais et anglais cet arbre g\u00e9n\u00e9alogique.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus de 120 personnes venues de Londres, de Copenhague, de France, de Zanzibar et des Comores avaient particip\u00e9 \u00e0 cet \u00e9v\u00e8nement qui lui tenait \u00e0 c\u0153ur en ayant l\u2019honneur, la fiert\u00e9 et le privil\u00e8ge de pr\u00e9sider en sa qualit\u00e9 de doyen masculin du clan.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette date anniversaire de son d\u00e9c\u00e8s, les cinq g\u00e9n\u00e9rations de descendants de Mzade et Mbahoua Mbechezi du monde entier s\u2019inclinent et prient pour qu\u2019il repose en paix. MGU NAMREHEMU.<\/p>\n\n\n\n<p>Paris, le 5 f\u00e9vrier 2025. MOHAMED Bakari<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux ans apr\u00e8s la disparition d\u2019Ahmed Djabir Mbafoumou, survenue le 15 f\u00e9vrier 2023 \u00e0 Marseille arrive le moment d\u2019honorer cet intellectuel pionnier et grand commis de l\u2019\u00c9tat comorien. 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