{"id":11443,"date":"2025-01-27T19:49:13","date_gmt":"2025-01-27T16:49:13","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=11443"},"modified":"2025-01-27T19:49:15","modified_gmt":"2025-01-27T16:49:15","slug":"lex-president-azali-assoumani-a-tue-le-pays","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/opinion\/lex-president-azali-assoumani-a-tue-le-pays\/","title":{"rendered":"L\u2019ex-pr\u00e9sident Azali Assoumani a tu\u00e9 le pays"},"content":{"rendered":"\n<p>Quand, apr\u00e8s les assises nationales de 2018, Azali Assoumani, \u00e9lu en 2016 pr\u00e9sident de l\u2019Union des Comores pour cinq ans, dans la confusion totale, d\u00e9cide de changer la Constitution et mettre un terme \u00e0 son mandat pour organiser d\u2019autres \u00e9lections en mars 2019, tout cela dans l\u2019ill\u00e9galit\u00e9, il devient automatiquement ill\u00e9gitime. Pire encore, lors du r\u00e9f\u00e9rendum de 2018 et des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles de 2019, il s\u2019est appuy\u00e9 sur l\u2019arm\u00e9e pour transformer des scrutins en mascarades \u00e9lectorales.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Par Djo Bacari<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire politique r\u00e9cente retient que l\u2019ex-pr\u00e9sident Azali Assoumani est le premier destructeur de notre pays. Il est le chef d\u2019\u00e9tat-major qui a abandonn\u00e9 ses subalternes pour se r\u00e9fugier \u00e0 l\u2019Ambassade de France au moment o\u00f9 ils avaient besoin de lui pour d\u00e9fendre la patrie en danger, sous la menace du mercenaire Bob Denard, qui a fini par renverser le pr\u00e9sident Sa\u00efd Mohamed Djohar en 1995.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre histoire politique retient aussi que l\u2019ex-pr\u00e9sident Azali Assoumani arrive pour la premi\u00e8re fois \u00e0 la t\u00eate des Comores apr\u00e8s le coup d\u2019\u00c9tat du 30 avril 1999. Les Comoriens n\u2019oublieront jamais que pour r\u00e9ussir son coup d\u2019\u00c9tat il a pouss\u00e9 des bandes de jeunes Grand-comoriens \u00e0 malmener leurs compatriotes Anjouanais r\u00e9sidant en Grande-Comore.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre histoire politique retient que l\u2019ex-pr\u00e9sident Azali Assoumani est le dirigeant politique qui a failli provoquer une guerre civile dans notre pays juste pour atteindre le pouvoir. Les Comoriens se rappellent encore aujourd\u2019hui des tensions qui ont envahi Moroni et ciblaient ceux qui prononceraient \u00ab&nbsp;ndrimu&nbsp;\u00bb au lieu de \u00ab&nbsp;ndimu&nbsp;\u00bb. Trois jours sombres dans notre histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre histoire politique retient que c\u2019est l\u2019ex-pr\u00e9sident Azali Assoumani qui a fortifi\u00e9 et install\u00e9 de mani\u00e8re durable la culture de la fraude \u00e9lectorale. En 2002, avec son ex-Premier ministre, Hamada Madi Bol\u00e9ro, devenu pr\u00e9sident par int\u00e9rim, charg\u00e9 d\u2019organiser des \u00e9lections libres, d\u00e9mocratiques et transparentes, ils d\u00e9cident de manipuler \u00e0 leur guise les scrutins dans le but de d\u00e9courager ses adversaires de poursuivre le processus \u00e9lectoral. Ils r\u00e9ussissent leur coup, car Mahamoud Mdradabi et Sa\u00efd Ali Kemal pr\u00e9f\u00e8rent se retirer de la course apr\u00e8s les nombreuses irr\u00e9gularit\u00e9s du premier tour.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre histoire politique retient que l\u2019ex-pr\u00e9sident Azali Assoumani est le dirigeant comorien qui a le mieux appris aux jeunes cadres et intellectuels que quand on a le pouvoir, on est au-dessus de la loi, et qu\u2019on peut faire ce que l\u2019on veut sans craindre la justice.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre histoire politique retient que c\u2019est sous le r\u00e8gne de l\u2019ex-pr\u00e9sident Azali Assoumani qu\u2019il y a eu plusieurs meurtres et assassinats sans qu\u2019il n\u2019y ait des poursuites des meurtriers et assassins. Les Comoriens et familles des victimes se rappellent encore du procureur Ahmed Abdou puis Djouneid qui disaient toujours avoir ouvert des enqu\u00eates sans jamais aller jusqu\u2019au bout. Des procureurs au service d\u2019un r\u00e9gime qui maltraite son peuple.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre histoire politique retient que c\u2019est sous le r\u00e8gne de l\u2019ex-pr\u00e9sident Azali Assoumani que des militaires ont \u00e9t\u00e9 froidement assassin\u00e9s dans les casernes sans que les responsables ne soient arr\u00eat\u00e9s, jug\u00e9s et condamn\u00e9s. Major Moutu, commandant Faysoil, et Nassor, un civil, tous les trois tu\u00e9s par balles au camp militaire de Kandani. Major Bapal\u00e9, tortur\u00e9 et assassin\u00e9 au camp militaire de Sangani, puis enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re de Mirontsi\/Anjouan dans un sachet noir avec ses habits avant que des habitants de la ville viennent d\u00e9terr\u00e9s son corps pour lui organiser un enterrement digne d\u2019un mort musulman. Le jeune gendarme Ahmed Abdou, alias Fanou, arr\u00eat\u00e9 et tortur\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la mort. Son corps sans vie est d\u00e9pos\u00e9 chez sa m\u00e8re le lendemain. Encore une fois, le procureur Djouneid, actuel pr\u00e9sident du tribunal, dit avoir ouvert une enqu\u00eate qui n\u2019aura jamais de suite.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Comoriens retiennent tous ces basses man\u0153uvres et attendent le moment opportun sous un r\u00e9gime d\u00e9mocratique pour demander justice. La justice est n\u00e9cessaire pour la paix dans tout pays. Sous Azali Assoumani, la justice est pi\u00e9tin\u00e9e, l\u2019impunit\u00e9 devient monnaie courante. Mais cela ne va pas durer longtemps. Aucun pouvoir n\u2019est \u00e9ternel, quelle que soit sa force. De grandes dictatures sont tomb\u00e9es, les dirigeants \u00e0 la t\u00eate de celles-ci, sous la pression de leur peuple, ont pris la fuite pour se r\u00e9fugier \u00e0 l\u2019\u00e9tranger pendant que d\u2019autres sont attrap\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s. Que les membres du r\u00e9gime d\u2019Azali Assoumani comprennent enfin que dans les affaires publiques, les hommes passent toujours, mais le n\u00e9cessaire demeure. Qu\u2019ils sachent que la justice, la d\u00e9mocratie, la libert\u00e9, bref, un \u00c9tat de droit est n\u00e9cessaire pour la stabilit\u00e9 de tout pays. Tr\u00e8s bient\u00f4t, ils seront face \u00e0 leur histoire chaotique, voire macabre qui marque leur passage au pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p>De jeunes politiques qui n\u2019ont aucune honte n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 f\u00eater des r\u00e9sultats entach\u00e9s par les bourrages constat\u00e9s partout. Ce pays se rel\u00e8vera sans vous. Avec tous ces d\u00e9rapages, le peuple comorien souffrant, pris en otage depuis huit ans, doute de la soit-disant amiti\u00e9 avec les pays tels que la France, les Etats-Unis, la Tanzanie, l\u2019Afrique du Sud, le Kenya qui connaissent la situation politique anarchique de leur pays via leurs ambassades respectives sans dire un mot.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre histoire politique retient que c\u2019est sous les yeux des dirigeants actuels de tous ces pays amis qu\u2019Azali Assoumani brutalise son peuple, en commen\u00e7ant par pi\u00e9tiner toutes les libert\u00e9s et la d\u00e9mocratie. Que ces pays dits amis sachent que des opposants politiques pourrissent dans les prisons et risquent de mourir. L\u2019adage nous dit que \u00ab&nbsp;celui qui ne dit rien consent&nbsp;\u00bb. N\u2019est-il pas Jean Jacques Rousseau qui a \u00e9crit que \u00ab&nbsp;celui qui reste muet au mal assiste le mal&nbsp;\u00bb&nbsp;? Ne laissez pas un peuple ami, paisible, accueillant malgr\u00e9 sa pauvret\u00e9, fortifi\u00e9e par le r\u00e9gime en place, sombrer dans le chaos. Comme vos peuples autrefois, les Comoriens ont besoin de la paix, maintenant.<\/p>\n\n\n\n<p>Les injustices dans tous les domaines doivent cesser enfin.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand, apr\u00e8s les assises nationales de 2018, Azali Assoumani, \u00e9lu en 2016 pr\u00e9sident de l\u2019Union des Comores pour cinq ans, dans la confusion totale, d\u00e9cide de changer la Constitution et mettre un terme \u00e0 son mandat pour organiser d\u2019autres \u00e9lections en mars 2019, tout cela dans l\u2019ill\u00e9galit\u00e9, il devient automatiquement ill\u00e9gitime. 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