{"id":11279,"date":"2024-12-09T18:27:30","date_gmt":"2024-12-09T15:27:30","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=11279"},"modified":"2024-12-09T18:27:31","modified_gmt":"2024-12-09T15:27:31","slug":"mohamed-badaouia-un-artiste-aux-mille-nuances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/culture\/mohamed-badaouia-un-artiste-aux-mille-nuances\/","title":{"rendered":"Mohamed Badaouia. Un artiste aux mille nuances."},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Il n\u2019est pas facile de vivre de l\u2019art aux Comores, mais le jeune plasticien Mohamed Badaouia entend donner tort \u00e0 ce principe. Et pour le moment, il s\u2019en sort, tant bien que mal, en jumelant divers genres artistiques. Et c\u2019est avec le flocage de tee-shirt, la r\u00e9alisation de banderole, la cr\u00e9ation de logo et la d\u00e9coration ext\u00e9rieure et int\u00e9rieure notamment de bureau administratif qu\u2019il arrive \u00e0 tenir les deux bouts. \u00c9videmment ses ambitions ont pris de l\u2019\u00e9paisseur et ses r\u00eaves sont devenus r\u00e9alit\u00e9&nbsp;depuis que l\u2019artiste est au Kenya pour des \u00e9tudes de Beaux-Arts.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Par Hachim Mohamed<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">Mohamed Badaouia est un jeune artiste-peintre qui gagne \u00e0 \u00eatre connu. Ses r\u00e9ussites pourraient tirer vers le haut d\u2019autres jeunes artistes et faire briller le pays dans le monde. Il est d\u00e9sormais un brillant \u00e9tudiant au Nairobi Art Center, un centre renomm\u00e9 pour l\u2019apprentissage des beaux-arts, o\u00f9 les artistes kenyans r\u00e9ussissent en arts visuels \u00e0 allier modernit\u00e9 et h\u00e9ritage culturel.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mohamed Badaouia, surnomm\u00e9 Leck-le-Peintre (son nom d\u2019artiste) est n\u00e9 en 1996 \u00e0 Dzahani la Tsidje dans l\u2019\u00eele de Ngazidja, dans une famille modeste, avec un petit fr\u00e8re. Tr\u00e8s jeune, il devient un amoureux passionn\u00e9 des beaux-arts. Sa \u00ab&nbsp;m\u00e8re&nbsp;\u00bb Badria Dini, la tante qui l\u2019a \u00e9lev\u00e9 \u00e0&nbsp;Ntsaweni, fut un soutien inconditionnel pour Leck-le-Peintre. Elle a toujours cru en lui, m\u00eame si dans l\u2019entourage, il se heurtait parfois \u00e0 des profanes qui ne voyaient rien de remarquable dans ses peintures.<\/p>\n\n\n\n<p>Leck-le-Peintre peint des portraits, des paysages, des rivages marins, des bateaux en mer, l\u2019int\u00e9rieur de son studio, mais il peint \u00e9galement de \u00ab&nbsp;l\u2019histoire&nbsp;\u00bb, comme la Place de Trambwe ou encore de ces sc\u00e8nes que tout un chacun garde en t\u00eate comme l\u2019hivernage, les arbres en fleurs, les cieux bleus et clairs que parcourent de l\u00e9gers nuages.<\/p>\n\n\n\n<p>Le grand malheur de ce jeune talent comme tant d&#8217;autres de son calibre, c\u2019est que le pays n&#8217;a jamais mis \u00e0 la disposition des artistes une maison de culture assez vaste pour leur g\u00e9nie.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui fascine justement notre compatriote pour les beaux-arts au Kenya, c&#8217;est la richesse des cultures et des traditions qui inspirent les artistes, ainsi que la diversit\u00e9 des styles et des techniques que l&#8217;on peut observer dans leurs \u0153uvres. Sans compter la mani\u00e8re dont les artistes cultivent le talent et l&#8217;innovation artistique en repoussant de jour en jour les limites de l&#8217;art et partagent leurs histoires uniques \u00e0 travers leurs cr\u00e9ations ou encore leur reconnaissance croissante sur la sc\u00e8ne internationale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Artiste autodidacte et interdisciplinaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mohamed Badaouia pratique un art urbain, \u00e0 saveur b\u00e9d\u00e9iste. C&#8217;est au coll\u00e8ge qu&#8217;il a r\u00e9alis\u00e9 ses premi\u00e8res peintures. \u00ab&nbsp;En classe de 6<sup>e<\/sup>, durant un cours de Sciences de la Vie et de la Terre, mon prof a demand\u00e9 qui voulait dessiner un criquet (\u00ab&nbsp;pandzi&nbsp;\u00bb en shikomori). Tous les regards se sont port\u00e9s sur moi et une fois le r\u00e9sultat devant leurs yeux, tous et toutes \u00e9taient \u00e9bahis. Des \u00e9l\u00e8ves me rendaient visite \u00e0 domicile pour appr\u00e9cier l\u2019\u00e9tendue de mes talents&nbsp;\u00bb, raconte Leck-le-Peintre.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour regarder comment le jeune peintre manie ses pinceaux avec habilet\u00e9 et appr\u00e9cier comment il dessine des d\u00e9cors avec pr\u00e9cision, une visite dans la maison familiale \u00e0 Ntsaweni dans le Mbude, au centre de l\u2019\u00eele de Ngazidja, s\u2019est impos\u00e9e. Comme tous les grands artistes, Mohamed Badaouia vit et travaille au milieu d\u2019objets assortis \u00e0 son univers.<\/p>\n\n\n\n<p>Mohamed Badaouia s\u2019est aussi pris de passion pour la litt\u00e9rature. Il y retrouve le silence et l\u2019intime que lui offre la peinture. Il aime \u00e9crire, particuli\u00e8rement sur les Beaux-Arts.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant au peintre qu\u2019il est devenu, il infuse dans sa cr\u00e9ation ses exp\u00e9riences personnelles, et ses peintures ont pour but de capter le patrimoine culturel et la splendeur de ses sujets.<\/p>\n\n\n\n<p>Dessinateur aux mille nuances et coloriste \u00e9blouissant, dou\u00e9 d\u2019un imaginaire digne des grands artistes, Mohamed Badaouia s\u2019est toutous servi de la toile pour manifester sa pr\u00e9sence, faire d\u00e9couvrir son univers. L\u2019artiste a le don pour transmettre les \u00e9motions de son sujet. Il joue sur les jeux d\u2019ombres et de couleurs afin de nous proposer le portrait le plus vivant. Il s\u2019amuse avec ses pinceaux qu\u2019il manie avec habilet\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses sujets, parfois joyeux et enjou\u00e9s, parfois d\u00e9bordants de tristesse, ne laissent personne indiff\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La carri\u00e8re du peintre conna\u00eet un tournant lors du Festival de Tsidj\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab J\u2019ai d\u00e9couvert Mohamed Badaouia avec un niveau plut\u00f4t moyen. Mais en un laps de temps, il a fait des progr\u00e8s remarquables. Il apprend vite. Avec un peu plus de soutien, son avenir dans le monde de la peinture est tout trac\u00e9 \u00bb, t\u00e9moigne le peintre Ben Ahmed, celui que Mohamed Badaouia appelle \u00ab ma\u00eetre \u00bb et qu\u2019il consid\u00e8re comme son mentor.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/masiwa-comores.com\/cififuv\/2024\/12\/LECK-LE-PEINTRE-7-768x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-11281\" style=\"width:333px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/masiwa-comores.com\/cififuv\/2024\/12\/LECK-LE-PEINTRE-7-768x1024.jpg 768w, https:\/\/masiwa-comores.com\/cififuv\/2024\/12\/LECK-LE-PEINTRE-7-225x300.jpg 225w, https:\/\/masiwa-comores.com\/cififuv\/2024\/12\/LECK-LE-PEINTRE-7-600x800.jpg 600w, https:\/\/masiwa-comores.com\/cififuv\/2024\/12\/LECK-LE-PEINTRE-7-750x1000.jpg 750w, https:\/\/masiwa-comores.com\/cififuv\/2024\/12\/LECK-LE-PEINTRE-7.jpg 780w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>\u00c9tudiant en g\u00e9ographie, pour assouvir son trop ardant besoin de beaut\u00e9, il a parcouru l\u2019ile de Ngazidja admirant un environnement aux couleurs \u00e9clatantes, aux somptueux monuments avec un accent mis sur la construction consid\u00e9r\u00e9e comme un t\u00e9moin important de l\u2019histoire des Comores et qui b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une protection particuli\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Par ses cr\u00e9ations hors du temps, l\u2019artiste nous transporte habilement bien au-del\u00e0 de l\u2019apparence. Ses tableaux montrent ces roches de&nbsp;Ngazidja sculpt\u00e9es par la mer ou ces rias romantiques de l\u2019archipel, la brutalit\u00e9 des ciels charg\u00e9s de pluie ou la douceur des cr\u00e9puscules.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 en croire l\u2019artiste, il a tap\u00e9 dans l\u2019\u0153il du landerneau de la peinture, lors du Festival de Tsidj\u00e9, en novembre 2022, invit\u00e9 en tant que peintre de&nbsp;Ntsaweni, mais originaire de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 retenu pour prendre part \u00e0 la cinqui\u00e8me \u00e9dition du Festival d\u2019arts contemporains des Comores (FACC). Il en a profit\u00e9 pour \u00e9toffer son carnet d\u2019adresses \u00e0 l\u2019international.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a, d\u00e9sormais, trouv\u00e9 une opportunit\u00e9 de continuer \u00e0 d\u00e9velopper son potentiel au Kenya, \u00e0 grands coups de pinceaux.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il n\u2019est pas facile de vivre de l\u2019art aux Comores, mais le jeune plasticien Mohamed Badaouia entend donner tort \u00e0 ce principe. Et pour le moment, il s\u2019en sort, tant bien que mal, en jumelant divers genres artistiques. 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