{"id":11088,"date":"2024-10-22T14:33:29","date_gmt":"2024-10-22T11:33:29","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=11088"},"modified":"2024-10-22T14:33:33","modified_gmt":"2024-10-22T11:33:33","slug":"le-brouillard-de-la-nouvelle-politique-de-lunion-des-comores","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/opinion\/le-brouillard-de-la-nouvelle-politique-de-lunion-des-comores\/","title":{"rendered":"Le brouillard de la nouvelle politique de l\u2019Union des Comores \u00a0"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Mon s\u00e9jour aux Comores m\u2019a permis d\u2019analyser en profondeur la politique et le syst\u00e8me de gouvernance du pays, et d\u2019en d\u00e9gager certaines perceptions. Depuis l\u2019investiture de mai 2024, une vague de d\u00e9crets a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e, accompagn\u00e9e d\u2019une nouvelle vision de la gestion de l\u2019\u00c9tat. Cette s\u00e9rie de nominations massives r\u00e9pond aux promesses maintes fois r\u00e9p\u00e9t\u00e9es par le parti au pouvoir durant la campagne \u00e9lectorale. Cependant, un probl\u00e8me persiste.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>HOUDAIDJY SAID ALI<\/em>, <em>Juriste publiciste et Internationaliste<\/em>, <em>Paris \u2013 France<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">Tout d\u2019abord, il est crucial de rappeler que la politique n\u2019est pas un jeu d\u2019enfant, mais une affaire d\u2019intelligence et de strat\u00e9gie. D\u00e9finir ce concept complexe peut donner lieu \u00e0 une multitude d\u2019approches et de d\u00e9finitions. La politique englobe non seulement les campagnes \u00e9lectorales et les promesses faites aux \u00e9lecteurs, mais aussi les strat\u00e9gies de financement et les dynamiques de pouvoir. \u00c0 partir de cette perspective, il est essentiel de mettre en lumi\u00e8re les risques auxquels s\u2019exposent les acteurs politiques comoriens, ainsi que les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par la plupart des dirigeants, en particulier ceux qui affichent un d\u00e9sir sinc\u00e8re de servir le pays et d\u2019en favoriser le d\u00e9veloppement.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis quelques mois, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du gouvernement, M. Nour El Fath Azali, a pris une place pr\u00e9pond\u00e9rante sur les plans politique et administratif, affichant une volont\u00e9 manifeste de propulser l\u2019Union des Comores vers un nouvel \u00e9lan. Il est devenu l\u2019une des figures incontournables du gouvernement, misant sur la jeunesse qu\u2019il consid\u00e8re comme le principal atout de sa r\u00e9ussite politique. En confiant ainsi une part importante de ses espoirs \u00e0 la jeunesse, le parti au pouvoir cherche \u00e0 insuffler une dynamique nouvelle. Toutefois, cette strat\u00e9gie suscite des interrogations quant \u00e0 sa viabilit\u00e9 \u00e0 long terme, et laisse pr\u00e9sager des turbulences politiques \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de rappeler que le pr\u00e9sident Azali Assoumani dirige le pays depuis 2016. Son ascension \u00e0 la pr\u00e9sidence a \u00e9t\u00e9 facilit\u00e9e par une coalition politique qui a surpass\u00e9 Mohamed Ali Soilih, alors vice-pr\u00e9sident sous la pr\u00e9sidence d\u2019Ikililou Dhoinine, ainsi que l\u2019ancien gouverneur de l\u2019\u00eele de Ngazidja, Mouigni Baraka Said Soilih. Le parti CRC a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un soutien consid\u00e9rable, notamment de l\u2019ancien pr\u00e9sident Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, du parti Orange dirig\u00e9 par l\u2019ancien ministre de l\u2019Int\u00e9rieur, Mohamed Daoud dit Kiki, et d\u2019autres acteurs influents. Cette solide alliance, conjugu\u00e9e \u00e0 une strat\u00e9gie politique avis\u00e9e et au soutien massif de la population, avait pour objectif principal de faire obstacle au parti en place.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Les d\u00e9fis de la nouvelle politique<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9vision de la Constitution en 2018 a marqu\u00e9 un tournant, accompagn\u00e9e d\u2019\u00e9lections anticip\u00e9es int\u00e9gr\u00e9es dans le cadre du projet d\u2019\u00e9mergence 2030. Cette d\u00e9marche a suscit\u00e9 de vives critiques, notamment de la part de politiciens anjouanais, qui accusaient le pr\u00e9sident Azali d\u2019adapter la Constitution \u00e0 son avantage. Par ailleurs, l\u2019arrestation de l\u2019ancien pr\u00e9sident Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, qui avait soutenu Azali en 2016, a \u00e9galement secou\u00e9 la sc\u00e8ne politique comorienne. Cependant, le pr\u00e9sident a su s\u2019appuyer sur des alli\u00e9s fid\u00e8les, parmi lesquels un directeur de cabinet loyal, un porte-parole en la personne de Houmed Msa\u00efdi\u00e9, et un ministre de l\u2019Int\u00e9rieur pr\u00eat \u00e0 d\u00e9fendre ses int\u00e9r\u00eats. Cette \u00e9quipe l\u2019a notamment soutenu avec succ\u00e8s lors des \u00e9lections de 2019, o\u00f9 il a une fois de plus triomph\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis 2021, des \u00e9v\u00e9nements ont de nouveau red\u00e9fini le paysage politique, avec l\u2019\u00e9mergence de Nour El Fath Azali, fils du pr\u00e9sident, qui occupait alors le poste de conseiller avant de devenir secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du gouvernement en 2024. Si cette nomination ne constitue pas une violation de la Constitution, elle s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019une r\u00e9vision des pr\u00e9rogatives renfor\u00e7ant son r\u00f4le central au sein de l\u2019administration. Cette ascension a cependant suscit\u00e9 des jalousies et des tensions au sein de la classe politique.<\/p>\n\n\n\n<p>Autrefois, les critiques de l\u2019opposition faisaient partie du paysage politique habituel. D\u00e9sormais, ce sont des personnalit\u00e9s politiques de premier plan, voire des membres du gouvernement, qui expriment leur d\u00e9saccord, en particulier concernant la mise en avant de Nour El Fath Azali. Ces acteurs, qui ont gouvern\u00e9 avec le p\u00e8re, n\u2019acceptent pas ais\u00e9ment de recevoir des le\u00e7ons de son fils, remettant en question l\u2019autorit\u00e9 de la jeune g\u00e9n\u00e9ration, pourtant d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 prouver ses comp\u00e9tences.<\/p>\n\n\n\n<p>La situation actuelle illustre les m\u00e9canismes complexes de la politique comorienne, o\u00f9 l\u2019attribution de postes r\u00e9sulte souvent d\u2019accords tacites, r\u00e9compensant ceux qui ont contribu\u00e9 au succ\u00e8s \u00e9lectoral du pr\u00e9sident. Toutefois, la r\u00e9sistance de la vieille garde se manifeste clairement : hormis le directeur de cabinet, surnomm\u00e9 Belou, les autres fid\u00e8les du pr\u00e9sident, tels que Houmed Msa\u00efdi\u00e9, ancien homme fort du r\u00e9gime, ont \u00e9t\u00e9 rel\u00e9gu\u00e9s \u00e0 des r\u00f4les moins influents, comme celui de conseiller politique.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9sistance soul\u00e8ve une question essentielle : les anciens responsables politiques sont-ils pr\u00eats \u00e0 c\u00e9der leur place ? Cette r\u00e9ticence \u00e0 quitter la sc\u00e8ne, fr\u00e9quente en Afrique et ailleurs, o\u00f9 le pouvoir tend \u00e0 devenir une fin en soi, pourrait bien engendrer une crise politique aux Comores. Le cas de Said Ali Chayhane, marginalis\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 se pr\u00e9senter en tant que candidat ind\u00e9pendant au poste de gouverneur de Ngazidja, illustre la difficult\u00e9 de certains \u00e0 accepter l\u2019\u00e9volution du pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<p>Il semble d\u2019ailleurs qu\u2019une fracture se soit d\u00e9j\u00e0 install\u00e9e au sein du camp pr\u00e9sidentiel, affaiblissant progressivement le parti CRC du pr\u00e9sident. Cette situation pose la question du mod\u00e8le \u00e0 adopter : doit-on opter pour une d\u00e9mocratie authentique, une m\u00e9ritocratie, ou un autre syst\u00e8me ? Quoi qu\u2019il en soit, Nour El Fath Azali reste aujourd\u2019hui l\u2019une des figures centrales du parti, une position qui suscite de nombreuses oppositions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Les risques d\u2019une crise politique imminente aux Comores<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il est d\u00e9sormais temps d\u2019\u00e9valuer les risques et d\u2019analyser les perspectives : l\u2019ancienne classe politique se retirera-t-elle facilement ? Telle est la question que j\u2019ai pos\u00e9e \u00e0 Mariama Boina, conseill\u00e8re juridique du ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res. Selon elle, le renouveau ne repr\u00e9sente pas une simple innovation, mais constitue une dimension essentielle du parti, comme le sugg\u00e8re son nom m\u00eame \u2013 Convention pour le Renouveau des Comores. Ce concept de renouveau, loin d\u2019\u00eatre une nouveaut\u00e9, est au c\u0153ur de l\u2019action politique du parti depuis longtemps. Mariama Boina souligne que cette continuit\u00e9 dans les objectifs devait exclure tout raisonnement alarmiste. Elle affirme qu\u2019une seule et m\u00eame vision guide les Comores vers l\u2019horizon 2030, conform\u00e9ment \u00e0 une ligne directrice suivie depuis de nombreuses ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>En \u00e9valuant les risques, une interrogation s\u2019est impos\u00e9e : la figure de Nour El Fath Azali repr\u00e9sente-t-elle une menace pour le CRC, risquant de pr\u00e9cipiter le pr\u00e9sident dans une situation p\u00e9rilleuse ? D\u2019autres questions surgissent imm\u00e9diatement.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re concerne son exp\u00e9rience : est-il v\u00e9ritablement pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 ce r\u00f4le ? Si les comp\u00e9tences techniques et administratives dont il dispose ne font aucun doute, il est en revanche pr\u00e9matur\u00e9 de juger de ses capacit\u00e9s \u00e0 diriger un pays. Gouverner exige plus qu\u2019une expertise th\u00e9orique ; c\u2019est un d\u00e9fi qui requiert une ma\u00eetrise politique que seul le temps permettra d\u2019\u00e9valuer. Le pr\u00e9sident, qui n\u2019a jamais failli sur le plan strat\u00e9gique, a pris ici un pari audacieux, mais il devra se montrer \u00e0 la hauteur de ses pr\u00e9c\u00e9dents succ\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient \u00e9galement de noter un signe de faiblesse du gouvernement depuis le d\u00e9c\u00e8s du jeune Fanou. Cet \u00e9v\u00e9nement a mis en lumi\u00e8re une gestion h\u00e9sitante des affaires publiques, r\u00e9v\u00e9lant un ex\u00e9cutif encore en qu\u00eate de ma\u00eetrise politique. En effet, la pratique du pouvoir aux Comores diff\u00e8re des principes d\u00e9mocratiques traditionnels, et cette crise a mis en \u00e9vidence un manque de solidarit\u00e9 au sein de l\u2019\u00e9quipe gouvernementale. Contrairement \u00e0 l\u2019ancienne classe politique, o\u00f9 les figures comme Houmed Msa\u00efdie savaient temp\u00e9rer les d\u00e9bats et d\u00e9samorcer les pol\u00e9miques, le gouvernement actuel semble \u00e9prouver des difficult\u00e9s \u00e0 combler ce vide laiss\u00e9 par les pr\u00e9d\u00e9cesseurs.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me pr\u00e9occupation se manifeste \u00e0 travers la faiblesse et l\u2019inexp\u00e9rience dont certains peuvent faire preuve. Il est essentiel de comprendre qu\u2019obtenir des dipl\u00f4mes et des comp\u00e9tences ne suffit pas \u00e0 faire de quelqu\u2019un un bon gouvernant. Gouverner est un v\u00e9ritable art qui d\u00e9passe la simple ma\u00eetrise acad\u00e9mique.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de cette \u00ab&nbsp;trag\u00e9die Fanou&nbsp;\u00bb, je me suis interrog\u00e9, \u00e0 distance, sur les motivations r\u00e9elles de l\u2019individu impliqu\u00e9. Agissait-il v\u00e9ritablement de son propre chef ? Une analyse pessimiste des r\u00e9cents d\u00e9veloppements politiques m\u2019am\u00e8ne \u00e0 m\u2019interroger : se pourrait-il que l\u2019ancienne classe dirigeante ait tent\u00e9 d\u2019attenter \u00e0 la vie du pr\u00e9sident ? Ce sc\u00e9nario m\u00e9rite d\u2019\u00eatre pris au s\u00e9rieux, car il pose une question l\u00e9gitime : ces anciens politiciens sont-ils r\u00e9ellement pr\u00eats, dans leur for int\u00e9rieur, \u00e0 se retirer de la sc\u00e8ne et \u00e0 laisser la place \u00e0 la jeunesse ? Sont-ils dispos\u00e9s \u00e0 permettre \u00e0 Nour El Fath de diriger une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, per\u00e7ue comme la force motrice du gouvernement ? Il est d\u2019ailleurs troublant de constater qu\u2019un tel acte n\u2019avait jamais \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 auparavant, alors m\u00eame que les critiques envers le pr\u00e9sident ne sont pas r\u00e9centes. Pourquoi ce changement d\u2019attitude pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 ce moment o\u00f9 la classe politique se renouvelle ?<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9galement l\u00e9gitime de s\u2019interroger sur les raisons pour lesquelles l\u2019individu a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 aussi rapidement. Je ne m\u2019exprime pas ici sur les modalit\u00e9s de cette ex\u00e9cution, mais sur la rapidit\u00e9 avec laquelle elle s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e, ce qui ne peut manquer de susciter l\u2019\u00e9tonnement. Cette c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 est-elle le signe d\u2019un \u00c9tat fort, ou bien cache-t-elle la volont\u00e9 de certains responsables de dissimuler leur implication dans la tentative d\u2019assassinat du pr\u00e9sident ? Bien qu\u2019il soit difficile de le prouver, il est crucial de ne pas \u00e9carter cette hypoth\u00e8se compte tenu du contexte.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, il est envisageable que cette situation r\u00e9sulte d\u2019une man\u0153uvre de personnes malveillantes cherchant \u00e0 s\u2019emparer du pouvoir, en r\u00e9action \u00e0 la nouvelle orientation politique ou \u00e0 la mise en avant de Nour El Fath Azali. Une telle d\u00e9marche pourrait plonger le pays dans une crise politique d\u2019une ampleur in\u00e9dite.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mon s\u00e9jour aux Comores m\u2019a permis d\u2019analyser en profondeur la politique et le syst\u00e8me de gouvernance du pays, et d\u2019en d\u00e9gager certaines perceptions. Depuis l\u2019investiture de mai 2024, une vague de d\u00e9crets a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e, accompagn\u00e9e d\u2019une nouvelle vision de la gestion de l\u2019\u00c9tat. 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