{"id":10732,"date":"2024-07-01T19:00:55","date_gmt":"2024-07-01T16:00:55","guid":{"rendered":"https:\/\/masiwa-comores.com\/?p=10732"},"modified":"2024-07-01T19:00:55","modified_gmt":"2024-07-01T16:00:55","slug":"flambee-de-violence-a-anjouan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/masiwa-comores.com\/societe\/flambee-de-violence-a-anjouan\/","title":{"rendered":"Flamb\u00e9e de violence \u00e0 Anjouan"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Ces derniers temps la violence est mont\u00e9e d\u2019un cran \u00e0 Anjouan, et souvent elle est arbitraire. La Maison des Organisations de la Soci\u00e9t\u00e9 Civile (MOSC) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9activ\u00e9e pour faire face.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Naenmati Ibrahim<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les conflits sont nombreux ces derniers temps \u00e0 Anjouan. La violence est d\u2019abord verbale, un \u00e9change de mots qui devient par la suite un conflit qui entra\u00eene trop souvent \u00e0 des agressions, y compris d\u2019innocents. Les agresseurs ont tendance \u00e0 utiliser des armes blanches et tout porte \u00e0 croire que leur intention est de tuer. Les violences de ces derniers temps ont pour origine une certaine frustration sociale ou politique et m\u00eame la crise \u00e9conomique, surtout l\u2019angoisse due aux p\u00e9nuries.<br>Cette violence se mesure dans les lieux publics pendant les discussions habituelles en groupe dans les quartiers, \u00e0 l\u2019occasion des d\u00e9bats sur diff\u00e9rents sujets de la vie et sur le quotidien. Ces jours-ci, ces \u00e9changes finissent souvent en disputes ou en bagarres. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019est amplifi\u00e9 juste apr\u00e8s les derni\u00e8res \u00e9lections, celles du 14 janvier dernier, car l\u2019\u00eele fait face \u00e0 des tensions depuis la proclamation des r\u00e9sultats. Cela a cr\u00e9\u00e9 un environnement d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 puisque m\u00eame la gendarmerie n\u2019arrive pas \u00e0 avoir le contr\u00f4le de la situation. Chacun a pu le constater lors du conflit entre les habitants d\u2019Ouani et ceux de Barakani. La gendarmerie est arriv\u00e9e trop tard, les d\u00e9g\u00e2ts \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 \u00e9normes.<br>En effet, actuellement, il semble que tout peut rapidement basculer dans des \u00e9meutes comme ce fut le cas \u00e0 Ouani. Mais, aussi ailleurs. Que ce soit Mutsamudu, le chef-lieu de l\u2019\u00eele, ou Barakani en passant par Mirontsi, toutes ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9es \u00e0 des violences li\u00e9es \u00e0 des conflits.<br>Ces conflits qui se sont amplifi\u00e9s ont tir\u00e9 l\u2019attention de la soci\u00e9t\u00e9 civile anjouanaise. Le pr\u00e9sident de la Maison des Organisations de la Soci\u00e9t\u00e9 Civile (MOSC), Ahmed Malide et d\u2019autres membres de l\u2019organisation de la soci\u00e9t\u00e9 civile anjouanaise ont d\u00e9cid\u00e9 de se r\u00e9unir afin de r\u00e9fl\u00e9chir aux moyens de lutter contre ces violences et restaurer le vivre ensemble. Conscients du danger de voir la paix et la stabilit\u00e9 de l\u2019\u00eele \u00eatre menac\u00e9es, ils ont d\u00e9cid\u00e9 de lancer un appel aux organisations concern\u00e9es qui veillent au maintien de la paix ou du vivre ensemble dans les villes et villages qui se trouvent \u00e0 proximit\u00e9, et m\u00eame dans les quartiers. En d\u2019autres termes, la Soci\u00e9t\u00e9 civile anjouanaise a d\u00e9cid\u00e9 de s\u2019unir contre les violences intercommunautaires et m\u00eame interpersonnelles.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9union \u00e0 la MOSC contre les violences intercommunautaires.<br>Une r\u00e9union de concertation sur le vivre ensemble s\u2019est donc tenue \u00e0 Mutsamudu le 22 juin dernier \u00e0 la MOSC. Une initiative des diff\u00e9rentes associations venues de toute l\u2019\u00eele pour essayer de remettre sur les rails une coexistence pacifique dans les villes, villages et quartiers.<br>Dans la r\u00e9union, il y avait Ahmed Malide, pr\u00e9sident de la MOSC Anjouan, Youssouf Dainane de l\u2019ONG Maecha, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la MOSC Anjouan, Sittina Echat Salim, directrice R\u00e9gionale du genre \u00e0 Anjouan et d\u2019autres acteurs de la Soci\u00e9t\u00e9 civile de l\u2019\u00eele.<br>Pour le pr\u00e9sident de la MOSC, Ahmed Malide \u00ab le vivre ensemble est une condition fondamentale des droits de l\u2019homme \u00bb. La Soci\u00e9t\u00e9 Civile a constat\u00e9, avec regret, ce qui est une \u00e9vidence, la flamb\u00e9e de violence dans l\u2019\u00eele ces derniers temps, une violence qui menace la paix et la stabilit\u00e9. Les violences sont identifi\u00e9es partout dans l\u2019\u00eele, au nord, au sud, \u00e0 l\u2019est et \u00e0 l\u2019ouest de l\u2019\u00eele. La soci\u00e9t\u00e9 civile anjouanaise constate \u00e9galement l\u2019absence de l\u2019\u00c9tat dans la r\u00e9paration des d\u00e9g\u00e2ts. Ce qui affaiblit les n\u00e9gociations et appauvrit la m\u00e9diation.<br>\u00c0 l\u2019issue de la rencontre, les personnes pr\u00e9sentes se sont pench\u00e9es sur les faits actuels identifi\u00e9s \u00e0 Mutsamudu, Mirontsi et Ouani, mais chacun est conscient que le ph\u00e9nom\u00e8ne existe partout \u00e0 Anjouan.<br>Chaque acteur s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 faire de son mieux pour maintenir la paix et stabilit\u00e9 de l\u2019\u00eele. Et pour cela, ils se sont convenus de mobiliser toutes les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile, les acteurs sociaux et les structures de paix pour mener ensemble des actions de pr\u00e9vention et de lutte contre les violences dans les quartiers et dans les villages.<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces derniers temps la violence est mont\u00e9e d\u2019un cran \u00e0 Anjouan, et souvent elle est arbitraire. La Maison des Organisations de la Soci\u00e9t\u00e9 Civile (MOSC) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9activ\u00e9e pour faire face. Naenmati Ibrahim Les conflits sont nombreux ces derniers temps \u00e0 Anjouan. La violence est d\u2019abord verbale, un \u00e9change de mots qui devient par la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":26,"featured_media":10733,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[52],"tags":[427,97],"class_list":["post-10732","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-societe","tag-edition-486","tag-trending"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/10732","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/users\/26"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/comments?post=10732"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/10732\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10734,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/posts\/10732\/revisions\/10734"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media\/10733"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/media?parent=10732"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/categories?post=10732"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/masiwa-comores.com\/json\/wp\/v2\/tags?post=10732"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}